Archive pour septembre 2010
Une jeunesse chaotique
Joseph Vacher nait dans une famille de paysans de l’Isère en 1869. Il a 15 frères et soeurs. Quatorzième enfant de la famille, il sera marqué à vie par la mort de son jumeau à l’âge d’un mois.
Dès l’enfance, Joseph Vacher se fait remarquer par son sadisme. Il aime mutiler les animaux et frapper ses frères et soeurs. Ces fréquentes crises de fureur l’isolent de son entourage et le conduisent à devenir le souffre-douleur de ses camarades d’école.
Il est difficile de dire si Vacher a tué dans sa jeunesse. Un troublant fait divers laisse planer le doute.
En 1884, un jeune garçon de 10 ans est étranglé dans une grange à Eclose, dans l’Isère. Des témoins affirment avoir aperçu un rôdeur d’une quinzaine d’années. C’est justement l’âge de Joseph Vacher…
Il a 14 ans lorsque sa mère meurt, l’obligeant à travailler. L’une de ses soeurs lui trouve une place chez les Frères maristes, un ordre de religieux laïcs catholiques implanté dans le Rhône. Ils l’éduquent en échange de menus travaux. Il doit cependant partir en 1887, lorsque l’on découvre qu’il « avait masturbé ses camarades ».
Multipliant les emplois saisonniers, Vacher s’installe en juin 1888 à Beaufort pour les moissons, où Il tente d’abuser d’un jeune valet de ferme. À la fin du même mois, on retrouve à quelques kilomètres de Beaufort, le corps décapité d’une jeune inconnue.
Toujours en 1888, il travaille dans une brasserie de Grenoble et fréquente les prostituées. Il contracte alors une maladie vénérienne qui l’amène à subir une intervention chirurgicale à Lyon durant laquelle on lui enlève une partie des testicules. Cette opération castratrice va le traumatiser.
Paranoïaque et Psychotique
En 1890, il est tiré au sort par l’Armée pour faire son service militaire au 60ème régiment d’Infanterie de Besançon. Durant son incorporation de 1890 à 1893, on ne relèvera aucun meurtre.
Durant sa période militaire, Vacher fait l’objet des brimades et des « bizutages » des autres soldats. On moque notamment sa rigidité maladive.
Bien que classé quatrième de sa promotion à l’école des élèves caporaux, il est néanmoins éliminé, car « inapte au commandement », selon les sergents-instructeurs. Pour protester contre cette injustice, Vacher tente de se trancher la gorge. Il est envoyé à l’infirmerie, où il subit son premier examen mental. Un colonel vient l’interroger et le juge finalement apte au grade de caporal. Bien que trop autoritaire, ses qualités au commandement lui permettent par la suite d’être nommé sergent.
C’est également durant cette période qu’il vit une amourette avec une jeune fille à Besançon. En 1893, libéré de la vie militaire, il la rejoint pour la demander en mariage. Elle refuse. Il tire 3 coups de revolver sur elle, et la blesse. Il tente ensuite de se suicider en se tirant deux balles dans la tête. L’une d’elle pénètre par l’oreille droite et provoque la surdité et la paralysie de la partie droite du visage. C’est suite à cet événement, que Joseph Vacher portera toujours un bonnet.
Vacher est interné à l’asile psychiatrique de Dôle durant 6 mois. À l’issu de son internement, les docteurs le déclarent atteint « d’aliénation mentale, caractérisée par le délire des persécutions ».Contre tout attente, le juge d’instruction rend une ordonnance de non-lieu pour la tentative d’assassinat.
En décembre 1893, il est transféré à l’asile de Saint-Robert, dans l’Isère pour 3 mois. Après plusieurs tentatives d’évasion, Il est finalement libéré.
Ainsi commence une errance meurtrière de 3 ans à travers la France, de la Normandie à l’Ardèche, en passant par la vallée du Rhône et même la frontière belge… Plus de 20 victimes périront après avoir croisé son chemin. Son mode opératoire est toujours le même : il étrangle, égorge, éventre, femmes, jeunes filles et jeunes garçons. Souvent, il les viole après les avoir tués, et mutile leurs organes sexuels.
Une fin controversée
En 1897, lors d’une halte en Ardèche, il tente d’agresser une fermière avec un couteau, mais échoue. Alerté par les cris de son épouse, son mari lui vient en aide, et amène Vacher de force, au poste de police, où il est arrêté pour « outrage aux bonnes moeurs ». Il est condamné à 3 mois de prison.
Vacher aurait pu être libéré à l’issue de ces 3 mois, et continuer ses agissements meurtriers, mais la perspicacité d’un juge d’instruction, Émile Fourquet, va définitivement y mettre un terme.
Alors qu’il vient de prendre ses fonctions de juge d’instruction dans l’Ain, Fourquet est interpellé par les similarités de plusieurs affaires de meurtres sordides. Il arrive rapidement à la conclusion q’un même individu est l’auteur des crimes qu’il étudie. Deux semaines seulement après son arrivée, il envoie aux 250 parquets de France, un avis de recherche détaillant le profil présumé du criminel.
Encore aujourd’hui, Émile Fourquet est considéré par beaucoup comment étant l’un des premiers profileurs français.
Un juge d’instruction local va faire le lien entre Joseph Vacher et l’avis de recherche envoyé par Fourquet. Il fait conduire Vacher auprès du juge Fourquet par deux gendarmes.Le juge va tout faire pour lui extorquer des aveux. Vacher finit par avouer ses meurtres mais persiste à nier ceux concernant des fillettes.
S’en suit, un bras de fer entre le juge Fourquet et certains médecins, qui veulent prouver que Vacher est aliéné. Vacher est-il fou ou un simulateur conscient de ses actes ?
Le procès de Joseph Vacher s’ouvre le 26 octobre 1898 à Bourg-en-Bresse en présence de journalistes du monde entier. Vacher entre dans le palais de justice avec une pancarte sur laquelle on peut lire « J’ai deux balles dans la tête » et en chantant « Gloire à Jésus ! Gloire à Jeanne d’Arc ! ».
Durant trois jours, sa conduite surprend. Tantôt terrifiant, tantôt émouvant, il a des crises de rage, bave et menace. À l’issu des débats, Il est finalement reconnu coupable de meurtres avec préméditation, sans aucune circonstance atténuante, à l’unanimité des douze jurés.
Il est guillotiné le 31 décembre 1898 à l’âge de 29 ans, avec une trentaine de meurtres et plus d’une dizaine de tentatives de meurtres à son actif.
Pour aller plus loin
- Archives du procés Vacher – Il est possible de consulter librement toutes les pièces du procès Vacher (enquête de moralité, témoignages, lettres écrites par Vacher lui-même…) grâce aux archives de l’Ain, qui ont mis en ligne sur leur site, des centaines de documents de tout ordre ayant été utilisés ou créés lors du procés. [ Accéder aux archives ]
- Le film « Le Juge et l’Assassin » réalisé par Bertrand Tavernier en 1976 est basé sur cette affaire. C’est Michel Galabru qui y interprète le rôle de l’assassin (renommé en Joseph Bouvier) tandis que Philippe Noiret est le juge.
Si il y a bien un personnage historique qui n’a jamais cessé de susciter la curiosité et les interrogations quant à sa vie et ses moeurs, c’est Marie-Antoinette d’Autriche.
Celle qui fut reine de France et de Navarre de 1774 à 1792, a marqué l’Histoire par son destin tragique qui l’amena à périr sous la lame de la guillotine révolutionnaire.
Beaucoup de croyances circulent au sujet de Marie-Antoinette. L’une d’elle voudrait que la chevelure de la reine aurait entièrement blanchi la nuit précédant sa montée sur l’échafaud en 1793.
Au risque de vous décevoir, la réalité est quelque peu différente. Rétablissons quelques vérités :
Un réel blanchiment impossible
Quand bien même le niveau de stress vécu par Marie-Antoinette à l’idée de se faire trancher la tête fut important, il n’aurait pas occasionné à lui seul le blanchiment de ses cheveux. Pour que tous les cheveux deviennent blancs, il aurait fallu que les pigments responsables de leur coloration, les mélanines, disparaissent complètement en une nuit. Et ça, c’est impossible !
Une chute des cheveux colorés
En revanche, il est fortement possible que la reine ait eu une chevelure poivre et sel. Dans ce cas, un stress important a pu avoir un effet radical sur ses cheveux bruns, dont la durée de vie est inférieure à celle des cheveux blancs. Tous les cheveux bruns ont pu tomber, ne laissant apparaitre que les cheveux blancs.
La fuite à Varennes
Enfin, les cheveux de Marie-Antoinette n’ont pas « blanchi » durant la nuit précédent son exécution, mais bien avant, entre le 22 juin et le 25 juin 1791, jours qui ont suivi la fuite manquée à Varennes.
Preuve en est, la réaction de Mme Campan, sa première femme de chambre, qui rapporte dans ses Mémoires, son étonnement quand elle constata au retour de la reine, que ses cheveux « étaient devenus blancs comme ceux d’une femme de soixante ans ».
Cette chronologie est confirmée par l’envoi par Marie-Antoinette d’une boucle de ses cheveux blancs à sa meilleure amie, la princesse de Lamballe. La boucle de cheveux était placée dans une petite capsule sertie sur une bague, à la manière d’une pierre précieuse. L’anneau était gravée de l’inscription suivante : « Ils sont blanchis par le malheur ». La princesse de Lamballe portait cette bague à son doigt lorsqu’elle fut massacrée par la foule durant les Massacres de Septembre, en 1792.
Cette pathologie de perte accélérée des cheveux colorés, au profit des seuls cheveux blancs est communément appelée « Syndrome Marie-Antoinette ».
D’autres cas célèbres de « blanchiment » accéléré ont été rapportés dans l’Histoire :
- Les cheveux de Thomas More (1478-1535), chancelier du roi Henri VIII, devinrent blanc, les jours précédents son exécution.
- Des cas similaires de blanchiment on été observés chez des rescapés d’attaques à la bombe durant la 2ème guerre mondiale.

Le Paradis de Mahomet - 11ème siècle
« Être au septième ciel ».
Cette tournure qu’affectionne tant les magazines féminins tire son origine des traditions religieuses chrétiennes, musulmanes et juives.
Dans ces trois religions, on considère l’existence de sept cieux. Ces derniers ne sont pas décris de la même manière mais la symbolique est très proche :
Dans la tradition juive et chrétienne, le septième ciel, le plus haut des cieux, est régi par l’archange Michel. C’est la demeure de Dieu. On dit que l’esprit des êtres humains qui ne sont pas encore nés habite ce royaume.
Dans la tradition musulmane, le septième ciel est la demeure du prophète Abraham.
Ainsi, « être au septième ciel », c’est s’approcher de dieu, et donc par extension, éprouver un bonheur intense, s’approcher du ravissement suprême…
Remarque : Outre les sept cieux, le nombre sept revêt une importance particulière dans la religion : le nombre de jours nécessaires à Dieu pour créer le monde; Le chandelier à sept branches; les sept sacrements; le nombre de têtes de la bête de l’Apocalypse, les sept péchés capitaux…











